TERRENOIRE + PAUPIÈRE

Terrenoire + Paupière

15 Mar 2019 Marseille

Détails

Horaires : 18h
Lieu : Poste à Galène
Addresse : 103 Rue Ferrari
Code Postal : 13005

Terrenoire

Terrenoire est un duo de frangins. Grands, frisés et impudiques. C’est aussi le nom du quartier où ils ont grandi. Sorte d’Eldorado de la beauté, de destination inconnue, ils interrogent inlassablement, dans leurs morceaux, dans leurs clips, l’existence du Black Paradiso.

Quelque part entre la musique électronique, le hip-hop tellement écouté et la chanson française qui trainait dans la discothèque du père. Les machines du petit frère se baladent vers la lumière, se tirent vers les ombres : productions raffinées, poignantes, émouvantes, elles sont les images du film que racontent les textes.
Le grand, lui, chante comme un point d’interrogation, des histoires de la grande ville, d’excès, de fuites vers les falaises, la voix clame puis se brise, engueule puis supplie.

Poèmes réalistes et irréels, les deux frères jouent l’odyssée moderne des gamins qui naviguent entre le lotissement natal et la grande ville. Entre Terrenoire et le Black Paradiso.

 

Paupière

Pierre-Luc, Julia et Éliane sont Paupière, jeune trio québécois. Qui du haut de leurs vingts ans, puisent leur inspiration chez leurs compatriotes – Arcade Fire, Peter Peter – et dans leurs ballades nocturnes,  dans les synthés d’Eli et Jacno et dans les vapeurs de la musique psychédélique. Paupière rêve les yeux grands ouverts d’une musique pop à la fois naïve et profonde, légère et puissante, chantée dans un français qui n’appartient qu’à eux. Paupière : un garçon, deux filles, autant de possibilités.

Leur écriture à fleur de peau se met au service de la mélodie : la mélodie et sa répétition, la mélodie et sa remémoration. Les chansons de Paupière sont remplies de ces petites ritournelles acidulées qui tournent et s’ancrent dans les mémoires.

Paupière semble invoquer dans leur alchimie musicale et amoureuse une libération, un changement de paradigme. « Aux travers de mes paupières / Je perçois l’univers / D’une autre manière ». Baisser les paupières, dans la danse ou dans l’écoute, c’est ainsi laisser le monde suivre sa course, le laisser être. Et cela pourrait être un mot d’ordre générationnel : fermez les yeux, on voit bien mieux.