TSEW THE KID

Label : artistes-2020

TSEW THE KID

L’histoire de Tsew The Kid est d’abord celle de quelques couleurs. Il y a le jaune de cette brousse qui semble onduler partout à la manière d’un océan, il y a le vert de ces hauts arbres bons à caresser, ça et là, la couenne du ciel et puis le rose aussi, celui de ce jardin parfumé que l’on peut apercevoir depuis le balcon de la maison familiale. S’il est né en France, Tsew The Kid a passé son enfance tout en bas du monde, sur l’immense île de Madagascar d’où sont originaires ses parents. L’histoire du jeune chanteur débute aussi par le bruit rythmé d’une mélodie. C’est le père qui joue au piano et, tout autour, la mère, la soeur et lui, le benjamin, qui chantent, comme une chorale du coeur, des standards des Eagles au groove de Gnarls Barkley.

Ces souvenirs-là n’ont jamais cessé de flotter dans la mémoire de Tsew the Kid. “L’émotion de mes premières années me stimule en permanence. J’ai toujours envisagé ma musique en me basant sur mes souvenirs”, dit-il. Du temps de son adolescence quelque part en bordure de Paris, Tsew the Kid joue de la guitare et du piano. Il écrit, compose et chante, et voudrait être un peu Bruno Mars, un peu The Weeknd. De ces garçons, il aime les manières polyvalentes, le grain profond de leurs voix au micro et les envolés de leurs corps sur scène. “Ils me rappellent Michael Jackson, ils ont cette capacité à happer l’auditeur tout entier dans un univers. C’est ce qui m’anime aussi”, explique-t-il.

Alors qu’il est un étudiant comme les autres, bûchant de manière distraite dans les grands amphithéâtres de banlieue, Tsew The Kid choisit de faire de la musique sa vie. La décision est soudaine, comme la découverte d’une évidence. La première étape de sa carrière naissante consiste à rejoindre le petit studio d’enregistrement de son cousin, à Paris. Puis voici bientôt ses freestyles repérés par les comptes les plus influents sur les réseaux “Je me suis lancé dans le rap en gardant ma touche chantée. En fin de compte, c’était quelque chose qui me ressemblait, et les gens l’ont compris.” Au vrai, il y a dans la musique de Tsew The Kid une nouvelle façon d’être un crooner; à fleur de peau mais tout en nerfs.

Tsew The Kid s’inscrit dans la lignée de cette nouvelle génération de rappeurs qui s’inspirent de mille choses, aux côtés d’Hamza et d’Ateyaba. Aussi, avec le temps, et sans même bénéficier encore du soutien d’une maison de disque, le jeune homme a réussi à fédérer autour de sa musique une importante communauté de fidèles. Ses premiers titres cumulent aujourd’hui 30 millions de streams tandis que ses clips comptabilisent 16 millions de vues.

Suite à sa signature chez Panenka Music, c’est une nouvelle aventure qui s’est mise en branle: la conception d’une mixtape (qui pourrait sonner comme un album). En studio, ce dernier a fait bourgeonner ses idées au piano et à la guitare, et les a ciselé aux côtés de plusieurs beatmakers. Le résultat se déploie en quinze titres qui font tourbillonner l’auditeur dans un cosmos de rap et de mélodies. Il y a là les sillons d’une série de petites aventures, ce sont des morceaux tout en virages, où le rythme fonce et s’évanouit, fait voir de jolies hauteurs et de drôles d’abysses. Pour Tsew The Kid, cette mixtape, baptisée DIAVOLANA, ou “Rayon de lune” en malgache, n’est rien d’autre qu’une mise à nue. “Il y a des vides dans ma vie et j’essaye de les combler comme je peux avec ma musique. Je suis d’humeur mélancolique et au travers cette mixtape, j’aimerais savoir si les gens pensent comme moi”, souffle-t-il.

Le morceau “Partir Loin” raconte cet étrange sentiment de ne pas totalement appartenir au monde de la fête où l’on vient d’arriver. Quant à “Loin de Moi”, c’est l’histoire d’une volée de pensées pour la même fille, toujours, qui viennent dans la solitude de l’aube.

FacebookTwitterhttps://soundcloud.com/izia-officialInstagram

MERCREDI 11 MARS – 19H30 – ESPACE JULIEN